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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
tenant le goût universel en Allemagne. Iln’y a pas un accent, pas un geste dontIffland ne sache trouver la cause en philo-sophe et en artiste.
Un personnage de ses pièces lui fournitles observations les plus fines sur le jeucomique; c’est un homme âgé qui tout àcoup abandonne ses anciens sentiments etses constantes habitudes pour revêtir le cos-tume et les opinions de la génération nouvelle.Le caractère de cet homme n’a rien deméchant, et cependant la vanité l’égareautant que s’il étoit vraiment pervers. 11 alaissé faire à sa fille un mariage raisonnable,mais obscur, et tout à coup il lui conseillede divorcer. Une badine à la main, souriantgracieusement, se balançant sur un pied etsur l’autre, il propose à son enfant de briserles liens les plus sacrés: mais ce qu’onaperçoit de vieillesse à travers une éléganceforcée, ce qu’il y a d’embarrassé dans sonapparente insouciance est saisi par Ifflandavec une admirable sagacité.
A propos de Franz Moor, frère du chefdes brigands de Schiller, Iffland examine dequelle manière les rôles de scélérats doiventêtre joués. “ Il faut,” dit-il, “ que l’acteur