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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

tenant le goût universel en Allemagne. Ilny a pas un accent, pas un geste dontIffland ne sache trouver la cause en philo-sophe et en artiste.

Un personnage de ses pièces lui fournitles observations les plus fines sur le jeucomique; cest un homme âgé qui tout àcoup abandonne ses anciens sentiments etses constantes habitudes pour revêtir le cos-tume et les opinions de la génération nouvelle.Le caractère de cet homme na rien deméchant, et cependant la vanité légareautant que sil étoit vraiment pervers. 11 alaissé faire à sa fille un mariage raisonnable,mais obscur, et tout à coup il lui conseillede divorcer. Une badine à la main, souriantgracieusement, se balançant sur un pied etsur lautre, il propose à son enfant de briserles liens les plus sacrés: mais ce quonaperçoit de vieillesse à travers une éléganceforcée, ce quil y a dembarrassé dans sonapparente insouciance est saisi par Ifflandavec une admirable sagacité.

A propos de Franz Moor, frère du chefdes brigands de Schiller, Iffland examine dequelle manière les rôles de scélérats doiventêtre joués. Il faut, dit-il, que lacteur