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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
la peinture des caractères; les mœurs do-mestiques y sont très bien représentées, ettoujours des personnages d’un vrai comiquerendent ces tableaux de famille plus pi-quants : néanmoins l’on pourroit faire
quelquefois à ces comédies le reproched’être trop raisonnables ; elles remplissenttrop bien le but de toutes les épigraphes dessalles de spectacle : Corriger les mœurs enriant. Il y a trop souvent des jeunes gensendettés, des pères de famille qui se dé-rangent. Les leçons de morale ne sont pasdu ressort de la comédie, et il y a même del’inconvénient à les y faire entrer ; car lors-qu’elles y ennuient, on peut prendre l’habi-tude de transporter dans la vie réelle cetteimpression causée par les beaux-arts.
Kotzebue a emprunté d’un poète danois,Holberg, une comédie qui a eu beaucoup desuccès en Allemagne ; elle est intitulée DonRanudo Colibrados; c’est un gentilhommeruiné qui tâche de se faire passer pour riche,et consacre à des choses d’apparat le peud’argent qui suffiroit à peine pour nourrir safamille et lui. Le sujet de cette pièce sertde pendant et de contraste au Bourgeois deMolière, qui veut se faire passer pour gen-