LE VINGT-QUATRE FÉVRIER,
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vie par le souvenir d'une romance qui raconteun parricide; et seule, pendant son sommeil,elle ne peut s'empêcher de la répétera demi-voix, comme ces pensées confuses et in-volontaires dont le retour funeste semble unprésage intime du sort.
La description des Alpes et de leur soli-tude est de la plus grande beauté; la demeuredu coupable, la chaumière où se passe lascène, est loin de toute habitation ; la cloched’aucune église ne s'y fait entendre, et l’heuren’y est annoncée que parla pendule rustique,dernier meuble dont la pauvreté n’a pu serésoudre à se séparer; le son monotone decette pendule, dans le fond de ces montagnesoù le bruit de la vie n’arrive plus, produit unfrémissement singulier. On se demande pour-quoi du temps dans ce lieu; pourquoi ladivision des heures, quand nul intérêt ne lesvarie? et quand celle du crime se fait en-tendre, on se rappelle cette belle idée d’unmissionnaire qui supposoit que dans l’enferles damnés demandoient sans cesse:—Quelleheure est-il? et qu’on leur répond oit:—L’éternité !—■
On a reproché à Werner de mettre dansses tragédies des situations qui prêtent aux
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