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LÀ LITTÉRATURE ÈT LES ARTS.
motifs tirés des passions, que le sujet surlequel elle est fondée.
Transporter la destinée funeste de la fa-mille des Atrides chez des hommes du peu-ple, c’est trop rapprocher des spectateurs letableau des crimes. L’éclat du rang, et ladistance des siècles, donnent à là scélératessefelle-même un genre de grandeurqui s’accordemieux avec l’idéal des arts; mais quand vousvoyez' le couteau au lieu du poignard;quand le site, les mœurs, les personnagespeuvent se rencontrer sous vos yeux, vousavez peur comme dans une chambre noire;mais ce n’est pas là le noble effroi qu’unetragédie doit causer.
Cependant cette puissance de la malédic-tion paternelle, qui semble représenter laProvidence sur la terre, remue l’ame forte-ment. La fatalité des anciens est un capricedu destin; mais la fatalité, dans le christi-anisme, est uue vérité morale sous une formeeffrayante. Quand l’homme ne cède pas auremords, l’agitation même que ce remordslui fait éprouver le précipite dans de nou-veaux crimes; la conscience repoussée sechange en un fantôme qui trouble la raison.
La femme du paysan criminel est poursui-
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