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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
TVerner, à travers le vanne de son imagi-nation, a l’esprit très fin et très observateur;mais il me semble que, dans le rôle deCharles Quint, il a pris des couleurs qui 11csont pas nuancées comme la nature.
Un des beaux moments de la pièce deLuther, c’est lorsqu’on voit marcher à ladiète, d’une part, les évoques, les cardinaux,toute la pompe enfin de la religion catho-lique; et de l’autre, Luther, Mélanchthon,et quelques uns des réformés leurs disciples,vêtus de noir, et chantant dans la langue na-tionale le cantique qui commence par cesmots : Notre Dieu est notre forteresse. Lamagnificence extérieure a été vantée souventcomme un moyen d’agir sur l’imagination ;mais quand le christianisme se montre danssa simplicité pure et vraie, la poésie du fondde lame l’emporte sur toutes les autres.
, L’acte dans lequel se passe le plaido} r erde Luther, en présence de Charles-Quinf,des princes de l’Empire et de la diète deWonns,commence parle discours de Luther;mais l’on n’entend que sa péroraison, parce-qu’il est censé avoir déjà dit tout ce qui con-cerne sa doctrine. Après qu’il a parlé, l’onrecueille les avis des princes et des députés