Druckschrift 
2 (1813)
Entstehung
Seite
226
Einzelbild herunterladen
 

22 6

LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

TVerner, à travers le vanne de son imagi-nation, a lesprit très fin et très observateur;mais il me semble que, dans le rôle deCharles Quint, il a pris des couleurs qui 11csont pas nuancées comme la nature.

Un des beaux moments de la pièce deLuther, cest lorsquon voit marcher à ladiète, dune part, les évoques, les cardinaux,toute la pompe enfin de la religion catho-lique; et de lautre, Luther, Mélanchthon,et quelques uns des réformés leurs disciples,vêtus de noir, et chantant dans la langue na-tionale le cantique qui commence par cesmots : Notre Dieu est notre forteresse. Lamagnificence extérieure a été vantée souventcomme un moyen dagir sur limagination ;mais quand le christianisme se montre danssa simplicité pure et vraie, la poésie du fondde lame lemporte sur toutes les autres.

, Lacte dans lequel se passe le plaido} r erde Luther, en présence de Charles-Quinf,des princes de lEmpire et de la diète deWonns,commence parle discours de Luther;mais lon nentend que sa péroraison, parce-quil est censé avoir déjà dit tout ce qui con-cerne sa doctrine. Après quil a parlé, lonrecueille les avis des princes et des députés