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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

faut compter le portrait de Charles-Quint,.de ce souverain dont lame sest lassée delempire du monde. Un gentilhomme Saxonattaché à son service sexprime ainsi sur lui; Cet homme gigantesque, dit-il,ne recèle point de cœur dans sa terrible poitrine. La foudre de la toute-puissance est dans sa main ; mais il ne sait point y joindre lapothéose de lamour. 11 ressemble au jeune aigle qui tient le globe entier dans lune de ses griffes, et doit le dévorer pour sa nourriture. Ce peu de mots annoncedignement Charles-Quint ; mais il est plusfacile de peindre un tel homme que de lefaire parler lui-même.

Luther se fie à la parole de Charles-Quint,quoique cent ans auparavant, au Concile deConstance, Jean Iius et Jérôme de Pragueeussent été brûlés vifs, malgré le sauf-con-duit de lempereur Sigismond. A la veillede se rendre à Worms, se tient la diètede lEmpire, le courage de Luther foiblitpendant quelques instants ; il se sent saisipar la terreur et le découragement. Sonjeune disciple lui apporte la flûte dont ilavoit coutume de jouer pour ranimer sesesprits abattus ; il la prend, et des accords