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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ pier mes pressentiments présomptueux!“ Une parole foudroyante les a détruits“ pour jamais. Esprit divin, j’ai eu la force“ de t’attirer, mais je n’ai pas eu celle de te“retenir. Pendant l’instant heureux où je“ t’ai vu, je me sentois à la fois si grand et“ si petit! mais tu m’as repoussé violemment“ dans le sort incertain de l’humanité.
“ Qui m’instruira maintenant? Que dois-“je éviter? Dois-je céder à l’impulsion qui“ me presse? nos actions, comme nos souf-“ frances,arrêtentla marche de la pensée. Des“ penchants grossiers s’opposent à ce que“ l’esprit conçoit de plus magnifique. Quand“ nous atteignons un certain bonheur ici-“ bas, nous traitons d’illusion et de mensonge“ tout ce qui vaut mieux que ce bonheur;“ et les sentiments sublimes que le créateur“ nous avoit donnés se perdent dans les in-“ térêts de la terre. D’abord l’imagination“ avec ses ailes hardies aspire à l’éternité;“ puis un petit espace suffit bientôt aux“ débris de toutes nos espérances trompées.“ L’inquiétude s’empare de notre cœur. Elle“ y produit des douleurs secrètes; elle y dé-“ truit le repos et le plaisir. Elle se présente“ à nous sous mille formes; tantôt la fortune,