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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS,
France dans l’art dramatique l’un des prin-cipes de l’art pittoresque, l’ombre qui faitressortir la lumière. Comme on voit l’uneet l’autre simultanément dans un tableau,on reçoit tout à la fois l’effet de toutesdeux; il n’en est pas ainsi dans une pièce dethéâtre, où l’action est successive, la scènequi blesse n’est pas tolérée en considérationdu reflet avantageux qu’elle doit jeter sur lascène suivante; et l’on exige que l’opposi-tion consiste dans des beautés différentes,mais qui soient toujours des beautés.
La fin de la tragédie de Goethe n’estpoint en harmonie avec l’ensemble; le comted’Egmont s’endort quelques instants avantde marcher à l'échafaud, Clara qui n’est pluslui apparoît pendant son sommeil environnéed’un éclat céleste, et lui annonce que lacause de la liberté qu’il a servie doit triom-pher un jour: ce dénouement merveilleuxne peut convenir à une pièce historique.Les Allemands en général sont embarrasséslorsqu’il s’agit de finir; et c’est sur-tout àeux que pourroit s’appliquer ce proverbedes Chinois : Quand on a dix pas à faire, neufest la moitié du chemin. L’esprit nécessairepour terminer quoi que ce soit exige une