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LA "LITTÉRATURE ET LES ARTS.
pouvoit être nécessaire, clans un temps oùchaque homme étoit fort contre tous, au lieuque tous doivent être forts contre chacun.11 falloit que la justice surprît le criminelavant qu’il pût s’en défendre : mais cettepunition qui planoit dans les airs commeune ombre vengeresse, cette sentence mor-telle que pouvoit receler le sein même d’unami, frappoit d’une invincible terreur.
C’est encore un beau moment que celuioù Goetz, voulant se défendre dans sonchâteau, ordonne qu’on arrache le plomb deses fenêtres pour en faire des balles. U y adans cet homme un mépris de l’avenir etune intensité de force dans le présent tout-a-fait admirable. Enfin, Goetz voit périrtous ses compagnons d’armes; il reste blessé,captif, et n’ayant auprès de lui que sonépouse et sa sœur, il n’est plus entouréque de femmes, lui qui vouloit vivre aumilieu d’hommes, et d’hommes indomtables,pour exercer avec eux la puissance de soncaractère et de son bras. Il songe au nomqu’il doit laisser après lui ; il réfléchit, puis-qu’il va mourir. Il demande à voir encoreune fois le soleil, pense à Dieu dont il nes’est point occupé, mais dont il n’a jamais