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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

traître envers lui. La sensibilité que montreun intrépide guerrier remue lame dune fa-çon toute nouvelle; nous avons du tempspour aimer dans notre vie oisive ; mais ceséclairs démotion qui font lire au fond ducœur à travers une existence orageuse cau-sent un attendrissement profond. On a sipeur de rencontrer laffectation dans le plusbeau don du ciel, dans la sensibilité, quelon préfère quelquefois la rudesse elle-mêmecomme garant de la franchise.

La femme de Goetz soffre à limaginationtelle quun ancien portrait de lécole fla-mande, le vêtement, le regard, la tran-quillité même de lattitude annoncent unefemme soumise à son époux, ne connoissantque lui, nadmirant que lui, et se croyantdestinée à le servir, comme il lest à la dé-fendre. On voit en contraste avec cettefemme par excellence une créature tout-à-fait perverse, Adélaïde, qui séduit Weis-lingen, et le fait manquer à ce quil avoitpromis à son ami ; elle lépouse, et bientôtlui devient infidèle. Elle se fait aimer avecpassion de son page, et trouble ce malheu-reux jeune homme au point de lentraîner àdonner à son maître une coupe empoi-