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2 (1813)
Entstehung
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123
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GUILLAUME TELL.

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soustrait au décret lancé contre lui, les bar-bares, avec un fer brûlant, lont privé de lavue. Quel désespoir, quelle rage peut égalerce quil éprouve ! Il faut quil se venge. Sildélivre sa patrie, cest pour tuer les tyransqui ont aveuglé son père; et quand les troisconjurés se lient par le serment solennel demourir ou daffranchir leurs citoyens du jougaffreux de Gessler, Arnold sécrie :

Oh! mon vieux père aveugle, tu ne peux plus voirie jour de la liberté; mais nos cris de ralliement parviendront jusquà toi.4< Quand des Alpes aux Alpes des signaux de feu nous appelleront aux armes, tu en-6£ tendras tomber les citadelles de la tyrannie. Les Suisses, en se pressant autour de ta ca- bane, feront retentir à ton oreille leurs transports de joie, et les î^ons de cette fête pénétreront encore jusque dans la nuit

qui tenvironne.

Le troisième acte est rempli par lactionprincipale de lhistoire et de la pièce. Gess-ler a fait élever un chapeau sur une piqueau milieu de la place publique, avec ordreque tous les paysans le saluent. Tell passedevant ce chapeau sans se conformer à la vo-lonté du gouverneur autrichien ; mais, cest