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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“frère sur moi? La mort nous sanctifie;“ dans son palais indestructible, ce qui étoit“ mortel et souillé se change en un cristal“ pur et brillant; les erreurs de la misérable“ humanité disparoissent. Mon frère seroit“ au-dessus de moi dans ton cœur, comme“ les étoiles sont au-dessus de la terre, et“ l’ancienne rivalité qui nous a séparés pen-“ dant la vie renaîtrait pour me dévorer sanste relâche. Il seroit par-delà ce monde, il“ seroit dans ton souvenir l’enfant chéri,“ l’enfant immortel.”
La jalousie qu’inspire un mort est un senti-ment plein de délicatesse et de vérité. Quipourrait en effet triompher des regrets? Lesvivants égaleront-ils jamais la beauté del’image céleste que l’ami qui n’est plus alaissée dans notre cœur ? Ne nous a-t-il pasdit:-—Ne m’oubliez pas, —N’est-il pas là sansdéfense ?—Où vit-il sur cette terre, si cen’est dans le sanctuaire de notre ame ? Etqui, parmi les heureux de ce monde, s’uni-rait jamais à nous aussi intimement que sonsouvenir ?