86 LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ faire illusion à l’œil de feu qui regarde dans“ le fond de famé.
MARIE.
“ J’ai prié tous les princes de se réunir“ pour m’affranchir de mes liens, mais jamais“je n’ai menacé ni par mes projets, ni par“ mes actions, la vie de mon ennemie.
ME L VIL.
“ Quoi ! ton secrétaire t’a faussement ac-“ cusée ?
MARIE.
“ Que Dieu le juge ! Ce que j’ai dit est vrai.
MELVIL.
“ Ainsi donc tu montes sur l’échafaud con-“ vaincue de ton innocence ?
MARIE.
“ Dieu m’accorde d’expier par cette mort“ non méritée le crime dont ma jeunesse fut
“ coupable.
mélvil (la bénissant).
“ Que cela soit ainsi, et que ta mort serve“à t’absoudre! Tombe sur l’autel comme“ une victime résignée. Le sang peut purifier“ ce que le sang avoit souillé: tu n’es plus“ coupable maintenant que des fautes d’une“ femme, et les foiblesses de l’humanité ne“ suivent point l’ame bienheureuse dans le