Druckschrift 
2 (1813)
Entstehung
Seite
85
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WALSTEIN, ET MARIE STUART.

es

MARIE.

Puissé-je obtenir dans mon dernier corn- bat la clémence divine, aussi vrai qu'en cet instant solennel je ne t'ai rien déguisé !

MELVIL.

Comment ! tu caches à ton Dieu le crime pour la punition duquel les hommes te con- damnent : tu ne me parles point de la part que tu as eue dans la haute trahison des assassins dElizabeth ; tu subis la mort terrestre pour cette action ; veux-tu donc quelle entraîne aussi la perdition de ton ame?

MARIE.

Je suis prête à passer du temps àl'éter- nité : avant que laiguille de lheure ait accompli son tour, je me présenterai de- vant le trône de mon juge; et, je le répète ici, ma confession est entière.

MELVIL.

Examine-toi bien. Notre cœur est sou- vent pour nous-mêmes un confident trom- peur; tu as peut-être évité avec adresse le mot qui te rendoit coupable, quoique tu partageasses la volonté du crime; mais apprends quaucun art humain ne peut