WALSTEIN, ET MARIE STUART.
es
MARIE.
“ Puissé-je obtenir dans mon dernier corn-“ bat la clémence divine, aussi vrai qu'en“ cet instant solennel je ne t'ai rien déguisé !
MELVIL.
“ Comment ! tu caches à ton Dieu le crime“ pour la punition duquel les hommes te con-“ damnent : tu ne me parles point de la part“ que tu as eue dans la haute trahison des“ assassins d’Elizabeth ; tu subis la mort“ terrestre pour cette action ; veux-tu donc“ qu’elle entraîne aussi la perdition de ton“ ame?
MARIE.
“ Je suis prête à passer du temps àl'éter-“ nité : avant que l’aiguille de l’heure ait“ accompli son tour, je me présenterai de-“ vant le trône de mon juge; et, je le répète“ ici, ma confession est entière.
MELVIL.
“ Examine-toi bien. Notre cœur est sou-“ vent pour nous-mêmes un confident trom-“ peur; tu as peut-être évité avec adresse le“ mot qui te rendoit coupable, quoique tu“ partageasses la volonté du crime; mais“ apprends qu’aucun art humain ne peut