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LÀ LITTÉRATURE ET LES ARTS.
Je sais que l’on pourrait relever beaucoupd'inconvenances dans la pièce de don Car-los ; mais je ne me suis pas chargée de cetravail pour lequel il y a beaucoup de con-currents. Les littérateurs les plus ordinairespeuvent trouver des fautes de goût dansShakespear, Schiller, Goethe, &c. ; maisquand il ne s'agit dans les ouvrages de l’artque de retranche!’, cela n’est pas difficile :c’est l’aine et le talent qu’aucune critique nepeut donner : c’est là ce qu’il faut respecterpar-tout où l’on le trouve, de quelque nuageque ces rayons célestes soient environnés.Loin de se réjouir des erreurs du génie, l’onsent qu’elles diminuent le patrimoine de larace humaine, et les titres de gloire dont elles’enorgueillit. L’ange tutélaire que Sternea peint avec tant de grâce ne pourrait-il pasverser une larme sur les défauts d’un belouvrage, comme sur les torts d’une noblevie, afin d’en effacer le souvenir.
Je ne m’arrêterai pas davantage sur lespièces de la jeunesse de Schiller; d’abord,parcequ’elles sont traduites en français ; etsecondement, parcequ’il n’y manifeste pasencore ce génie historique qui l’a fait si jus-tement admirer dans les tragédies de son âge