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2 (1813)
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Seite
37
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LES BRIGANDS ET DON CARLOS DE SCHILLER. 3?

îe mettre sur le théâtre, on croyoit quecétoit manquer dégards à lEspagne quede représenter ce fait de son histoire. Ondemandoit à M. dAranda, cet ambassadeurdEspagne connu par tant de traits quiprouvent la force de son caractère et lesbornes de son esprit, la permission de fairejouer une tragédie de don Carlos, que lau-teur venoit dachever, et dont il espéroit unegrande gloire : Que ne prencl-il un autre sujet ?répondit M. dAranda.M. lambassadeur,lui disoit-on, faites attention que la pièce estterminée, que lauteur y a consacré trois ansde sa vie.Mais, Mon Dieu, reprenoit lam-bassadeur, ny a-t-il donc que cet évènementdans lhistoire P Quil en choisisse un autre.Jamais on ne put le faire sortir de cet in-génieux raisonnement qu appuyoit une vo-lonté forte.

Les sujets historiques exercent le talentdune toute autre manière que les sujets din-vention; néanmoins il faut peut-être encoreplus dimagination pour représenter lhistoiredans une tragédie que pour créer à volontéles situations et les personnages. Altérer es-sentiellement les faits en les transportant surîa scène, cest toujours produire une impres-