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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
térêt historique à cette pièce. La scène sepasse dans le quinzième siècle, au momentoù Ton publia clans l'Empire Ledit de paixperpétuelle qui défendoit tous les défis par-ticuliers. Cet édit fut très avantageux, sansdoute, au repos de l'Allemagne ; mais lesjeunes gentilshommes, accoutumés à vivre aumilieu des périls et à s'appuyer sur leur forceindividuelle, crurent tomber dans une sorted’inertie honteuse quand il fallut se sou-mettre à l’empire des lois. Rien n’étoit plusabsurde que cette manière de voir; toutefois,comme les hommes ne sont d’ordinaire gou-vernés que par l’habitude, il est naturel quele mieux même puisse les révolter, par celaseul que c’est un changement. Le chef desbrigands de Schiller est moins odieux qu’ilne le seroit dans le temps actuel, car il n'yavoit pas une bien grande différence entrel’anarchie féodale sous laquelle il vivoit etl’existence de bandit qu’il adopte ; maisc’est précisément le genre d’excuse que l’au-teur lui donne qui rend sa pièce plus dange-reuse. Elle a produit, il faut en convenir,un mauvais effet en Allemagne. Des jeunesgens, enthousiastes du caractère et de la viedu chef des brigands, ont essayé de l’imiter.