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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
L’un des mots les plus sublimes qu’on puisseentendre au théâtre se trouve dans cettenoble tragédie. A la dernière scène, l’on ra-conte que les templiers chantent des pseaumessur leur bûcher; un messager est envoyé pourleur apporter leur grâce, que le roi se déter-mine à leur accorder.
Mais il n’étoit plus temps, les chants avoient cessé.
C’est ainsi que le poète "nous apprend queces généreux martyrs ont enfin péri dans lesflammes. Dans quelle tragédie païenne pour-roit-on trouver l’expression d’un tel senti-ment ? et pourquoi les Français seroient-ilsprivés au théâtre de tout ce qui est vraimenten harmonie avec eux, leurs ancêtres et leurcroyance ?
Les Français considèrent l’unité de tempset de lieu comme une condition indispen-sable de l’illusion théâtrale ; les étrangersfont consister cette illusion dans la peinturedes caractères, dans la vérité du langage etdans l’exacte observation des mœurs du siècleet du pays qu’on veut peindre. Il faut s’en-tendre sur le mot d’illusion dans les arts:puisque nous consentons à croire que des ac-teurs séparés de nous par quelques planches