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1 (1815)
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70
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Contre la philosophie. On laccuse dorgueil, dinsubor-*dination, desprit de système; et, tandis quon reproduitcontre elle tous les lieux communs auxquels elle a tou-jours été en butte , on ne cesse de -vanter le passé auxdépens du présent, on mine sourdement les institutionsnouvelles , et lon sefforce de ressusciter les anciennes.Nous demanderons quel est le moyen de concilier lesreproches quon fait aujourdhui à la philosophie , avecceux quon lui adressait autrefois, et quels sont leshommes quil faut accuser desprit de système , de ceuxqui défendent des lois existantes en harmonie avec létatactuel de nos moeurs et de nos lumières , ou de ceuxqui voudraient faire revivre des lois abrogées , oubliéeset contraires à toutes les idées actuellement reçues ?

Tandis que des nouvelles de Madrid annoncentque les adresses de félicitation continuent darriver auRoi , de toutes les parties du royaume, on apprend deCadix que le capitaine-général de la province de cenom vient de faite une proclamation , dans laquelle ildéclare que se considérant comme en état de guerre (sansdoute avec les habitans ), il va nommer une commissionmilitaire pour faire punir, avec la célérité que les cir-constances exigent, les perturbateurs et les traîtres quiparleraient directement ou indirectement contre la sou-veraineté de Ferdinand VII ,ou qui refuseraient dobéiraveuglément aux ordres de ce monarque.

Labondance des matières ne nous a pas permisde rapporter , dans le dernier Bulletin , une lettre delempereur Alexandre, qui nous semble extrêmementdigne de remarque : elle est adressée à M. le comte deRomanssow , son ministre des affaires étrangères , quilui avait demandé sa démission.

a Comte Nicolas Petrowicsh , en conséquence de lademande que vous mavez faite pendant mon absence ,et que vous avez renouvelée récemment, je vous dé-charge du soin des affaires que je vous avais conliées.Vous connaissez assez le cas que je fais de vos services,pour juger combien il men coûte de me rendre à vosdésirs à cet égard : jespère quaussi tôt que votre santévous le permettra , votre amour pour la patrie vous dé-terminera à lui être encore utile par votre savoir et votreexpérience. Recevez, à cette occasion , lexpressionréitérée de ma reconnaissance , pour tous les servicesque vous lui avez rendus, et lassurance de mon inva-riable estime. »

Qn ne saurait trop admirer le tour noble et délicat