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Contre la philosophie. On l’accuse d’orgueil, d’insubor-*dination, d’esprit de système; et, tandis qu’on reproduitcontre elle tous les lieux communs auxquels elle a tou-jours été en butte , on ne cesse de -vanter le passé auxdépens du présent, on mine sourdement les institutionsnouvelles , et l’on s’efforce de ressusciter les anciennes.Nous demanderons quel est le moyen de concilier lesreproches qu’on fait aujourd’hui à la philosophie , avecceux qu’on lui adressait autrefois, et quels sont leshommes qu’il faut accuser d’esprit de système , de ceuxqui défendent des lois existantes en harmonie avec l’étatactuel de nos moeurs et de nos lumières , ou de ceuxqui voudraient faire revivre des lois abrogées , oubliéeset contraires à toutes les idées actuellement reçues ?
— Tandis que des nouvelles de Madrid annoncentque les adresses de félicitation continuent d’arriver auRoi , de toutes les parties du royaume, on apprend deCadix que le capitaine-général de la province de cenom vient de faite une proclamation , dans laquelle ildéclare que se considérant comme en état de guerre (sansdoute avec les habitans ), il va nommer une commissionmilitaire pour faire punir, avec la célérité que les cir-constances exigent, les perturbateurs et les traîtres quiparleraient directement ou indirectement contre la sou-veraineté de Ferdinand VII ,ou qui refuseraient d’obéiraveuglément aux ordres de ce monarque.
—L’abondance des matières ne nous a pas permisde rapporter , dans le dernier Bulletin , une lettre del’empereur Alexandre, qui nous semble extrêmementdigne de remarque : elle est adressée à M. le comte deRomanssow , son ministre des affaires étrangères , quilui avait demandé sa démission.
a Comte Nicolas Petrowicsh , en conséquence de lademande que vous m’avez faite pendant mon absence ,et que vous avez renouvelée récemment, je vous dé-charge du soin des affaires que je vous avais conliées.Vous connaissez assez le cas que je fais de vos services,pour juger combien il m’en coûte de me rendre à vosdésirs à cet égard : j’espère qu’aussi tôt que votre santévous le permettra , votre amour pour la patrie vous dé-terminera à lui être encore utile par votre savoir et votreexpérience. Recevez, à cette occasion , l’expressionréitérée de ma reconnaissance , pour tous les servicesque vous lui avez rendus, et l’assurance de mon inva-riable estime. »
Qn ne saurait trop admirer le tour noble et délicat