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1 (1815)
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mais aussi comme il parait bien savoir son droit féodal !Comme il se montre instruit des privilèges de sa terreet de sa prééminence sur celle de mademoiselle de N... !Et puis, comme il est généreux envers ses sujets!Comme il se réjouit de voir couler pour eux son cidreet son vin ! On peut prévoir déjà qiie si la contre ré-volution arrive heureusement à sa fin, et quelle replaceM. de G... sur son trône de le C... , son gouvernementsera tout-à fait paternel , et quon ne verra sous sonrègne que des sujets heureux. Certes , quand on semontre si bon seigneur que M. lex-président de G.... ,on est bien pardonnable de ne pas savoir lorthographe;et dailleurs , est-il de la dignité dun seigneur de savoirlorthographe ? Il ny a que la manie de* innovations etla fureur de6 systèmes qui aient pu déterminer leshommes dun certain rang à apprendre l.orthographe ;et tout doit nous faire désirer de voir renartre lâge heu-reux les seigneurs ne savaient pas même lire.

Il parait que les choses ne se sont pas passées au C..au gré des désirs de M. le président. M. le maire, quiparait avoir sur la restauration dautres idées que sonseigneur , na pas cru devoir faire tirer le canon pourrecevoir son fils et sa bru ; il na point envoyé la gardenationale à leur rencontre, on na point dansé, on napoint bu le cidre de M. le président, et les nobles en-fans du seigneur légitime ont été reçus comme dèsbourgeois. O temps ! ô moeurs !

Il parait, depuis le commencement de ce mois ,un Journal intitulé : Journal général de France. Ondit que le plan de ce Journal ai été conçu dans le mi-nistère ; quil est rédigé sous son influence, et destiné àdéfendre ses opérations : sa devisé semblerait justifiercette assertion. On sait que les mots vérité ^ impar-tialité, franchise , sont devenus lés expressions les plusfamilières des ministres ; et sils fondaient un Journal,ils ne pourraient manquer den composer lèur épigra-phe. Mais à quel fin auraient-ils créé le Journal généralde France? Tous ceux qui existaient déjà nétaient-ilspas les journaux du ministère? sont-ils pas tous àses ordres , et toujours disposés à publier ou à tairetout ce que les ministres désirenton taisé ou quonpublie ?

Quand la philosophie se plaignait des vices de nosinstitutions et en demandait la réforme, on ne cessaitde déclamer contre elle ; aujourdhui que tous'ses effort»tendent à les défendre ; on déclame plus que jamais