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mais aussi comme il parait bien savoir son droit féodal !Comme il se montre instruit des privilèges de sa terreet de sa prééminence sur celle de mademoiselle de N... !Et puis, comme il est généreux envers ses sujets!Comme il se réjouit de voir couler pour eux son cidreet son vin ! On peut prévoir déjà qiie si la contre ré-volution arrive heureusement à sa fin, et qu’elle replaceM. de G... sur son trône de le C... , son gouvernementsera tout-à fait paternel , et qu’on ne verra sous sonrègne que des sujets heureux. Certes , quand on semontre si bon seigneur que M. l’ex-président de G.... ,on est bien pardonnable de ne pas savoir l’orthographe;et d’ailleurs , est-il de la dignité d’un seigneur de savoirl’orthographe ? Il n’y a que la manie de* innovations etla fureur de6 systèmes qui aient pu déterminer leshommes d’un certain rang à apprendre l’.orthographe ;et tout doit nous faire désirer de voir renartre l’âge heu-reux où les seigneurs ne savaient pas même lire.
Il parait que les choses ne se sont pas passées au C..au gré des désirs de M. le président. M. le maire, quiparait avoir sur la restauration d’autres idées que sonseigneur , n’a pas cru devoir faire tirer le canon pourrecevoir son fils et sa bru ; il n’a point envoyé la gardenationale à leur rencontre, on n’a point dansé, on n’apoint bu le cidre de M. le président, et les nobles en-fans du seigneur légitime ont été reçus comme dèsbourgeois. O temps ! ô moeurs !
— Il parait, depuis le commencement de ce mois ,un Journal intitulé : Journal général de France. Ondit que le plan de ce Journal ai été conçu dans le mi-nistère ; qu’il est rédigé sous son influence, et destiné àdéfendre ses opérations : sa devisé semblerait justifiercette assertion. On sait que les mots vérité ^ impar-tialité, franchise , sont devenus lés expressions les plusfamilières des ministres ; et s’ils fondaient un Journal,ils ne pourraient manquer d’en composer lèur épigra-phe. Mais à quel fin auraient-ils créé le Journal généralde France? Tous ceux qui existaient déjà n’étaient-ilspas les journaux du ministère? Né sont-ils pas tous àses ordres , et toujours disposés à publier ou à tairetout ce que les ministres désirent qù’on taisé ou qu’onpublie ?
— Quand la philosophie se plaignait des vices de nosinstitutions et en demandait la réforme, on ne cessaitde déclamer contre elle ; aujourd’hui que tous'ses effort»tendent à les défendre ; on déclame plus que jamais