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Jésuites sont rétablis à Rome ; les Trapistes viennent del’ètre en France , par la seule volonté du Roi. Tous lescouvens se relèvent en Espagne ; l’inquisition y est enpleine activité : ondit pourtant que ses formes s’adoucis-sent et dégénèrent. En France il ne paraît pas une or-donnance dont le motif ne soit pris dans quelque usagegothique ou dans quelque vieux édit abrogé , tandisqu’on ne consulte guère ni les mœurs ni les lois nou-velles. On forme des vœux dignes des superstitions du1 5 e . siècle. On tend à faire des parlemens de nos cham-bres. Quelques membres de l’ancien parlement de Parisprotestent contre tout ce qui s’est fait depuis le com-mencement de la révolution jusqu’à ce jour inclusive-ment. Les journaux vouent à l’opprobre tout ce qu’ilsont loué depuis vingt-cinq ans , etc. etc. Il ne manqueà la plupart de ces actes , à défaut de la légalité qu’ilsn’ont pas , que la sanction de l’opinion publique qu’ilsn’obtiendront jamais , et qui d’ailleurs ne sauraitremplacer celle des lois.
— Un des grands buts de la contre-révolution estd’investir le Roi d’une autorité absolue. Un des grandsmoyens d’arriver à ce but , c’est d’exciter l’animadver-sion du public contre les hommes qui ont renversé laroyauté en France. De-là, dit on, de la part de certainsjournaux , un système d’indignation calculée contre cesmêmes hommes, système dont l’objet serait de détacherd’eux tous les partis , de les isoler , de les faire pros-crire, et de les sacrifier, en quelque sorte, au rétablisse-ment du pouvoir arbitraire. Un pareil système , s’ijexistait , ne serait pas moins criminel dans ses moyensque dans sa fin, élit devrait exposer ses fauteurs à toute