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«ensions et de guerres, pourra-t-elle jamais croire que lachambre des députés accorde au roi 60 millions pour lamême objet? pourra-t-elle croire que les minisires ac-ceptent une somme si énorme dans un moment, pourla percevoir, il faudra priver un grand nombre de fa-milles du dernier morceau de pain qui leur reste ?

Le traité de paix du 3 o mai a été communiqué àla chambre des pairs dans la séance du 2 août ; on de -mande pourquoi il ne la pas été à la chambe des dé-putés. Les ministres croient-ils que les députés de la na-tion ont moins dintérêt à le connaître que la chambiedes pairs? Cette connaissance ne leur est-elle pas né-cessaire pour savoir quelle est la situation réelle de laFrance relativement aux puissances étrangères ? Maispeut-être les ministres pensent-ils quune chambre nemérite pas quon respecte ses droits ou ses prérogatives,quand elle se montre si peu jalouse de faire respecterles droits delà nation consacrés par la charte constitu-tionnelle.

Depuis le rétablissement de la famille des Bour-bons sur le trône de France , presque tous nos poètesavaient gardé le silence, tant ils avaient été sensiblesà lépuisement de nos finances. Rendons grâces à la mu-nicipalité de Paris , qui a trouvé le moyen de délierla langu* à deux des plus célèbres : je veux dire àMM. Dupaty et Millevoie ; espérons que leurs chantsréveilleront toute la troupe, et que bientôt nous joui-rons de ce concert de louanges , dont la police du der-nier gouvernement avait trouvé le moyen de charmernos oreilles. Nos poètes ressemblent un peu à des oi-seaux quon tient en cage ; il chantent toujours pourle maître de la maison : que ce maître soit un brutal ou