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tous les moyens que le ciel avait mis en sa puissance;que par conséquent il ne devait rien négliger pour ex-tirper de son royaume les opinions dangereuses qui s’ysont introduites pendant la dernière guerre; que leslois fondamentales de la monarchie espagnole imposentau prince l’obligation de ne point avoir d’autre religionque la religion catholique , et que Ferdinand a juréd’observer ces lois ; que d’ailleurs la religion catho-lique est le moyen le plus propre à prévenir les dissen-tions intestines ; que l’inquisition a sauvé l’Espagnedes fureurs de la réforme pendant le 16 e . siècle, etqu’à cette époque elle a fait fleurir dans le royaume lessciences et les belles-lettres ; enfin qii’on a instam-ment supplié le roi de rétablir le tribunal du saintoffice.
S. M. C. devait maintenir l’intégrité de la foi dansses états : était-il indispensable, pour cela , de dresserdes bûchers et des échafauds? et n’y avait-il aucunmilieu possible entre l’impiété et l’inquisition?S. M. C.devait obéir aux lois de son royaume : est-il bien facilede croire au respect des ministres espagnols pour leslois de leur pays? L’inquisition était le meilleur moyende faire cesser les troubles et.de rétablir la paix au seinde l’Espagne : est-il bien sûr que la guerre civile nesoit pas préférable au genre de paix que les ministresespagnols s’efforcent d’établir dans leur triste patrie ?On a supplié S. M. C. de rétablir l'inquisition : c’estla première fois , depuis le retour de Ferdinand, qu’onmontre tant de déférence , en Espagne, pour les vœuxdes peuples. Mais est-il possible qu’on ose, au 19 e . siècleet à la face de l’Europe civilisée , essayer de justifier lerétablissement de l’inquisition ? M. le chevalier de La-