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geait que la censure était nécessaire, il est évident qu’onne pourrait la proposer que comme une dérogation àcet article. M. l’abbé de Montesquiou a fait le contraire ;il a voulu présenter la censure comme le complémentindispensable de l’article qui établit la liberté de lapresse, et comme le seul moyen possible d’assurerl’exercice de cette liberté. Or , il est évident qu’il atrop entrepris en cela ; et, quelle qu’ait été l’adresse deson discours , il n’a pu persuader aux plus simples qu’ilvoulait véritablement assurer l’effet de l’art. 8 , et favo-riser la liberté de la presse. Aussi est-on forcé de con-venir que, quand on serait le partisan le plus outré dela censure, on ne pourrait honnêtement prendre la dé-fense du projetée loi présenté par M. l’abbé deMontes-quiou à la chambre des députés, lit certes, s’il y a encorequelque déshonneur en France à parler contre sa pensée,on ne peut s’empêcher de dire que les députés qui élè-veront la voix en faveur de ce projet, s’exposeront peut-être à l’improbation de leurs commettans. Que cesmessieurs y prennent donc garde; et s’ils croient lacensure nécessaire, qu’ilsproposentfranchement d’abro-ger l’art. 8 de la charte consiitutionnelle ; mais qu’ilsn’aient pas l’air de vouloir assurer l’effet de la disposi-tion que cet article renferme ; car, en vérité, il seraitimpossible d’admettre qu’ils fussent de bonne foi.
— C’est par décçet du 21 juillet que l’inquisition aété rétablie en Espagne. Nos lecteurs ne seront sansdoute pas fâchés de connaître les motifs qui ont pudonner lieu à une pareille mesure. Le ministre qui arédigé le décret considère que le roi d’Espagne , portantle titre glorieux de majesté catholique , son premierdevoir était de se reudre digne d’un titre si beau par