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1 (1815)
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geait que la censure était nécessaire, il est évident quonne pourrait la proposer que comme une dérogation àcet article. M. labbé de Montesquiou a fait le contraire ;il a voulu présenter la censure comme le complémentindispensable de larticle qui établit la liberté de lapresse, et comme le seul moyen possible dassurerlexercice de cette liberté. Or , il est évident quil atrop entrepris en cela ; et, quelle quait été ladresse deson discours , il na pu persuader aux plus simples quilvoulait véritablement assurer leffet de lart. 8 , et favo-riser la liberté de la presse. Aussi est-on forcé de con-venir que, quand on serait le partisan le plus outré dela censure, on ne pourrait honnêtement prendre la dé-fense du projetée loi présenté par M. labbé deMontes-quiou à la chambre des députés, lit certes, sil y a encorequelque déshonneur en France à parler contre sa pensée,on ne peut sempêcher de dire que les députés qui élè-veront la voix en faveur de ce projet, sexposeront peut-être à limprobation de leurs commettans. Que cesmessieurs y prennent donc garde; et sils croient lacensure nécessaire, quilsproposentfranchement dabro-ger lart. 8 de la charte consiitutionnelle ; mais quilsnaient pas lair de vouloir assurer leffet de la disposi-tion que cet article renferme ; car, en vérité, il seraitimpossible dadmettre quils fussent de bonne foi.

Cest par décçet du 21 juillet que linquisition aété rétablie en Espagne. Nos lecteurs ne seront sansdoute pas fâchés de connaître les motifs qui ont pudonner lieu à une pareille mesure. Le ministre qui arédigé le décret considère que le roi dEspagne , portantle titre glorieux de majesté catholique , son premierdevoir était de se reudre digne dun titre si beau par