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1 (1815)
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secrets comme les statuts des jésuites ? Craint-on que lanation soit instruite de la manière dont ses affaires sonttraitées dans les corps qui la représentent, ou biencroit-on quelle nait aucun intérêt à connaître la véritéà cet égard ?

On a lu dans les journaux que le roi venait decréer une commission qui était chargée de lexamen desdemandes en restitution des biens nationaux non vendus.Le but et leffet de cet examen ne peut être certainementque déclairer S. M. sur le-projet de loi quil pourraitêtre convenable de présenter aux chambres au sujet deces demandes et des biens qui en font lobjet. Il nestpas permis de croire quon ait le dessein de disposer , parune simple ordonnance, de propriétés qui appartiennentà létat.

Avant de décider si lon doit remettre MM. lesémigrés en possession de la partie de leurs biens qui napoint été vendue, il ne serait peut-être pas inutiledexaminer jusquà quel point ceux qui sont nouvelle-ment rentrés en France sont capables de les recevoir.On a peine à comprendre quaucun deux nait encoreadressé de pétition aux chambres pour leur demanderune loi qui les rendes la vie civile. Ils ne doivent pointse dissimuler quils sont encore morts civilement,et que les tribunaux se trouvent dans limpossibilitéde faire droit aux réclamations quils pourront se croirefondés à leur adresser. Plusieurs fois déjà on a refuséde les admettre comme témoins dans des actes publics.Ils ne peuvent ni succéder, ni se marier, ni être appelésà des fonctions publiques; en un mot, tant que les loisqui les ont frappés de mort civile ne seront point rappor-tées, non-seulement ils ne jouiront point en France d«