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— La liberté de la presse, proclamée par la constitualion des Cortès , avait donné naissance à un grand nom-bre de journaux presque tous consacrés à la délense desnouvelles institutions do la monarchie espagnole. Onsent bien que le gouvernement actuel ne pouvait pastolérer de pareils écrits ; aussi apprenons-nous , par lesnouvelles de Madrid, du 18 juin , que le roi les a tousproscrits , à l’exception de la Sentinelle de la MancheeL du Procuraii du Roi et de la Nation ; encore pa-raît-il que ces deux derniers ne seront pas long-tempssoufferts. Il ne restera donc plus que les journaux dugouvernement ; et il n’est pas à craindre que ceux-làrépandent un jour importun sur ses opérations. Sem-blables aux lanternes sourdes dont se servent les lar-rons au milieu des ténèbres, ils tiendront l’autorité dansl’ombre, et ne répandront de lumière que sur les objetsqu’elle aura intérêt d’éclairer.
— Des nouvelles d’Angleterre, du 25 juin, annon-cent qu’on a reçu à Londres des lettres de Cadix , le 4 )et de Madrid, le n. L’extrême réserve des communi-cations qui y sont faites et le silence profond qu’ellesgardent sur les affaires publiques expliquent la situa-tion réelle de l’Espagne , et sur-tout de i’ile de Léon etde la capitale. Ces lettres, ajoute-t-on , se réfèrent àdes précédentes , cjui ne sont jamais arrivées à Londres ;ce qui prouve que le gouvernement arrête les nouvellesqui seraient contraires à ses desseins. Les journaux sontégalement ternes et stériles.
— On apprend de Londres, le 27 juin, que lordCastelrcagh a donné connaissance, à la chambre descommunes , de quatre pièces relatives à l’accessiondonnée par la G rnn Je-Bretagne, nu traité lait entn*