Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
542
Einzelbild herunterladen
 

( 54 * )

jours prêts à déserter en grand nombre toutes le»fois quils en trouvaient loccasion? Pour moi, jelavoue , je me sentis toujours humilié dune telledéfense.

Le gouvernement américain , pour prévenir leshostilités à ce sujet, condescendit à faire des propo-sitions propres à nous mettre à labri du danger quinous paraissait si à craindre 5 il observa quon ne pou-vait pas en appeler à lui avec justice, pour adopterdes mesures à ce sujet, parce quil était en droitdemployer à son service toute personne qui se pré-sentait volontairement., et que le droit des nationsnautorisait les vaisseaux daucune puissance à arirèter leurs bâtimeus en mer pour en saisir telle per-sonne que ce-pût être. Néanmoins , pour nous donnertoute satisfaction et toute la sécurité qui saccordeavec celle des Américains, il consentit.! coque, quandun de leurs bàlimens serait dans un port, nimportedans quel pays, des hommes de léquipage pussentêtre réclamés comme sujets anglais , après avoir étébien examinés et entendus , et leur qualité reconnuepar un juge de paix ou par tout autre magistrat. Ilconsentit, de plus, à porter une loi défendant stricte-ment , sous des peines très-sévères , demployer au-cun sujet anglais à bord de ses bâtimeus. Ce quil netrouva pas juste , fut de laisser ses marins entière-ment à ladiscrétiôn des officiers de la marine an-glaise, et cela encore, non dans un port lonpouvait en appeler au gouvernement, mais en mer, cela nétait pas praticable,, aucune justice ne