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du consul américain à Londres, qui représentaitqu*ces hommes avaient été ravis , comme on l’a dit.Maintenant , il nous est Lien facile de dire que ceshommes pouvaient aussi bien servir dans notre marineque dans une autre. Il nous est facile de fermer nosoreilles aux plaintes qui se sont élevées contre notreinhumanité. Mais si les Américains nous traitaientainsi, s’ils étaient en guerre et nous en paix , queleurs vaisseaux arrêtassent nos bâtimens marchandssur l’Ooéan pour en prendre les matelots à discré-tion , les assujettir aux règles et aux punitions de ladiscipline américaine , les forcer à exposer leur vieà combattre pour l’Amérique contre un allié del’Angleterre ; Anglais , que dirions-nous? Yoilà ce-pendant comme nous devons considérer la chose, àmoins que nous 11e voulions abjurer toute considé-ration de justice , ou regarder les Américains , noncomme 1111e nation indépendante , mais comme unecolonie dont les intérêts 11e doivent pas être misen balance avec les intérêts de la mère-patrie. Pournous justifier l’exercice du pouvoir de nos officiers ,nous dîmes que, sans cela , notre marine seraitruinée , parce que nos matelots déserteraient et trou-veraient un asile assuré à bord des bâtimens arnéri-«ains qu’011 rencontrait dans toutes les parties dumonde. Il y avait quelque chose de bien humiliantdans cette excuse; car 11’était-ce pas avouer que nosmatelots , trahissant leur loyauté , leur honneur,leurdevoir, leur serment, leur patriotisme, sans égardpour la gloire de notre propre marine , étaient Jou-