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la sombre maxime diviser pour régner. Puissent douemes concitoyens ne voir dans ces réflexions rapidesque le désir sincère de prévenir toute réaction nou-velle ; de leur inspirer ces sentimens nobles , cettebienveillance universelle qui portent à ne pas exigerdes autres plus qu’on ne serait peut-être capable defaire soi-même ! Puissent-ils sentir la nécessité d’im-moler l’orgueil individuel, qui divise tout , à l’or-gueil national qui réunit tout ; de ne pas se croire su-périeurs aux autres parleur nature, mais seulementpar leur position dans l’ordre social ; de comprendraque le vrai but du gouvernement est d’entretenirl’harmonie entre les deux porps ; que les distinctionsinutiles sont toujours odieuses ou ridicules et subver-sives de l’émulation 5 que c’est à ce même ordre socialque doivent se rapporter tons les efforts particuliers ;qu’il est susceptible d’une infinité de formes diffé-rentes avec lesquelles les avantages et les défauts sontpartagés ; que toutes exigent l’érection d’un pouvoirquelconque , et par conséquent le sacrifice d’unepartie de sa liberté ! Puissent-ils sentir enfin qu’ilvaut mieux supporter quelques inconvéniens que doprétendre à une perfection qui , dans la pratique ,est une chimère , et dont la théorie est trop incer-taine ; que ce 'qu’il y a de plus utile en morale estd’apprendre à se contenter de son sort ; et que lanature, pleine de sagesse, a établi entre les hommesune sorte de compensation qui fait que l’inégalité desconditions est presque toujous plus apparente queréelle !