pngnie des Jésuites , avec l’état présent de la France.'Nous nous bornerons , en terminant celui-ci, à fairequelques réflexions générales sur la teneur de cettebulle , comparée à celle de Clément XIY , intitulée :Dominus ac liedemptor , quiavait prononcé , en 1773,l’absolue extinction des Jésuites.
Cette bulle contenait les faits et les graves considé-rations d’après lesquels le pontife s’était décidé àdissoudre la société des Jésuites. Jlsne pouvaient doncetre rétablis sans avoir soumis ces faits et ces con-sidérations «à un nouvel examen ; or , la bulle dePie YII n’en dit pas un seul mot. Le pape se met peuen peine si les griefs exposés par son prédécesseur sontvrais ou faux. C’est en vertu de sa science certaine etde la plénitude de sa puissance apostolique , qu’il a j tigéà propos de reconstruire l’édifice détruit par Clé-ment XIV. Il dit bien qu’il a pris l’avis des cardi-naux ; mais 011 sait que ce n’est là qu’une vaineformalité. Lorsque le pape fait une proposition dansle consistoire, il la termine par ces mots : Çhiid vobis-videtur , -venerabiles fratres ? et sans leur donner letemps de répondre, il prononce le placet , et lèvela séance. Ce fut pour avoir osé émettre rapidementun avis contraire à une proposition de ClémentXIII,que le cardinal Ganganelli encourut la disgrâce dece pontife. Ainsi, cette formule rentre évidemmentdans celle du proprio motu , qui suffit pour faire re-jeter les bulles où elle se trouve, dans plusieurs étatscatholiques.
Pie YII défend à tonte personne, <c sous peine» d’eticounr l’indignation du Tout - Puissant et