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1 (1815)
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ment aux véritables intérêts de la cour romaine.

Les papes ne possèdent réellement le droit dinsti-tution queu vertu des concordats modernes contrelesquels léglise gallicane na cessé de protester. Onpouvait revenir à lancienne institution par les mé-tropolitains ; tous les évêques de France étaient con-venus , dans leur déclaration de 1790, que ce retouraux formes antiques était très-légitime et très-cano-nique. Le danger de voir bientôt toutes les églises deFrance privées de pasteurs , comme lavaient été unsiècle et demi auparavant celles de Portugal en pa-reille occasion , semblait rendre ce retour nécessaire.Pie VII compromettait donc évidemment , par sonrefus, les droits modernes de son siège dont il pou- vait être évincé pour toujours. Combien dailleurs ne

serait-il pas devenu plus fort contre ses adversaires !combien ne se serait-il pas rendu plus intéressant danslopinion publique, si , en protestant contre lenvahis-sement des états romains , il n'eût pas discontinuélexercice ordinaire de ses fonctions spirituelles ; si ,en évitant une conduite qui donna à ses procédésun caractère de ressentiment, il se fût abstenu delancer des anathèmes , et de plonger tant déglisesdans le deuil !

On peut encore mettre dans la classe de ses con-tradictions la conduite quil tint à légard des pré-lats nommés aux archevêchés de Paris et de Florence.Lunion quun évêque a contractée avec son église ,nest pas rompue par sa nomination à une autreéglise. Celte nomination nest quune simple préseiv