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ment aux véritables intérêts de la cour romaine.
Les papes ne possèdent réellement le droit d’insti-tution qu’eu vertu des concordats modernes contrelesquels l’église gallicane n’a cessé de protester. Onpouvait revenir à l’ancienne institution par les mé-tropolitains ; tous les évêques de France étaient con-venus , dans leur déclaration de 1790, que ce retouraux formes antiques était très-légitime et très-cano-nique. Le danger de voir bientôt toutes les églises deFrance privées de pasteurs , comme l’avaient été unsiècle et demi auparavant celles de Portugal en pa-reille occasion , semblait rendre ce retour nécessaire.Pie VII compromettait donc évidemment , par sonrefus, les droits modernes de son siège dont il pou-• vait être évincé pour toujours. Combien d’ailleurs ne
serait-il pas devenu plus fort contre ses adversaires !combien ne se serait-il pas rendu plus intéressant dansl’opinion publique, si , en protestant contre l’envahis-sement des états romains , il n'eût pas discontinuél’exercice ordinaire de ses fonctions spirituelles ; si ,en évitant une conduite qui donna à ses procédésun caractère de ressentiment, il se fût abstenu delancer des anathèmes , et de plonger tant d’églisesdans le deuil !
On peut encore mettre dans la classe de ses con-tradictions la conduite qu’il tint à l’égard des pré-lats nommés aux archevêchés de Paris et de Florence.L’union qu’un évêque a contractée avec son église ,n’est pas rompue par sa nomination à une autreéglise. Celte nomination n’est qu’une simple préseiv