nécessité d’y rattacher tous les Français, et de fondersur elle l’édifice de notre prospérité : on dirait qu’onla regarde aussi comme une loi transitoire.
Si l’on n’a pas craint de professer cette doctrinesous les yeux des deux chambres , et pendant leursession , sera-t-on plus circonspect lorsque les deuxchambres seront ajournées , et qu’elles ne seront con-voquées qu’à de longs intervalles? Où sera alors lagarantie de nos salutaires institutions? à qui s’adres-ser pour faire entendre ses réclamations? Aux jour-naux ? ils seront dans la main d’un ministre; à lapresse? elle sera sous les entraves de la censure.Aura-t-on recours à la voie des pétitions ? les deuxchambres n’y seront plus pour leur donner quelqueeffet. Où sera donc la sauve-garde de la liberté publi-que, de la liberté individuelle; et de tous les droitsque les citoyens tiennent de la constitution? Il n’y aque la liberté de la presse, et l’on vous invite à lasuspendre !
O11 dit que le système de censure adopté par laloi est infiniment doux ; cm 11e sont que quelquesmesures dé précaution , qui feront à peine sentirl’existence de la censure.
Je sais qu’en empruntant presque toutes les dispo-sitions du décret de Bonaparte, du 5 février 1810 ,on a voulu couvrir cette source, qui 11’était pas troppure, de quelques articles péniblement arrangés; 011a voulu faire croire que l’on donnait beaucoup, .etl’on ne donne lien.
On dit, par exemple, que tout écrit de plus, de