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tés constitutionnelles, qui n’appartient ni aux corpsadministratifs, ni aux tribunaux? Et par quelle loia-t-il été établi ? Jamais il n’avait été question decette direction générale de l’imprimerie, avant lefameux décret du premier février 1810 , que l’anciengouvernement, avec sa toute-puissance, n’avait oséprésenter à la sanction ni du corps législatif ni dusénat ; mais qu’il avait rendu de sa propre autorité,pour détruire jusqu’aux derniers restes de notre li-berté , se rendre maître de toutes les presses , étouffertoutes les vérités , et ne publier que des mensonges.Ce décret fut un des crimes reprochés au chef de cegouvernement tyrannique, et a été compris dans lenombre des motifs sur lesquels fut fondé sa dé-chéance ; et c’est cet acte arbitraire, cet échafaudagemonstrueux de la plus despotique inquisition, quidevient une loi de l’état, et sur lequel on bâtit l’édi-fice d’une nouvelle censure (1) !
Jamais ce décret n’a été confirmé que provisoire-
(1) On a beaucoup crié contre les mesures du derniergouvernement ; et cependant on cherche à consolidertous les actes sur lesquels il avait fondé son despotisme ;les mêmes hommes qui combattaient ses projets , s’op-posent aux projets des ministres actuels avec le mêmecourage; ceux qui les approuvaient, approuvent encorece qu’on fait aujourd’hui ; en un mot, il semble qu’onait juré de maintenir le système de despotisme que Bo-naparte avait organisé. Quand un état a contracté l’habi-tude de l’arbitraire , a dit un écrivain, on frappe le despote,et l’on maintient le despotisme : voilà notre histoire.