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1 (1815)
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413
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que de quoi que ce soit. Il trouve que cet usage estmerveilleusement réglé par le projet de loi. Tout estconstitutionnel dans ce projet, et la forme et le fond;tout y est excellent , tout y est parfait. La censurene doit inspirer aucun effroi. Larticle 5 indique lesouvrages quelle doit proscrire ; ce sont des libellesdiffamatoires : faut-il laisser imprimer les libellesdiffamatoires? On a eu tort de comparer la liberté dela presse à la lance dAchille , il fallait la compareraux flèches dHercule. G» sont les écrits séditieux :Ah î Messieurs , jetons de tristes regards sur létatmalheureux a été notre patrie pendant vingt-cinqans ! Qui de nous voudrait voir exposer de nouveau levaisseau de létat à de nouvelles tempêtes? Ce sont lesécrits contraires à lart n de la charte qui défend derevenir sur les votes et opinions : quoi de plus louable( et de plus exactement observé ) ? Ce sont les écritsimmoraux t les moeurs sont les véritables et sûrs ga-rans de la stabilité des lois, de la durée des em-pires, etc. , etc. Il est donc évident que la censure nepeut arrêter que de mauvais livres.

Lorateur pense que les amendemens faits aux pro-jets deloine devaient pas être portés dans les bureaux ;car alors , dit-il, jamais une loi ne pourrait être faite.Ou doit y porter seulement ceux quon veut faire àune loi déjà existante. On a donc eu raison de ne pasy porter ceux qui ont été faits au projet de loi.

Quant à la composition de la commission censo-riale , lorateur ne la trouve qu inconvenante ; aussiny voit-il rien qui puisse faire rejeter une loi salutaire ,