que de quoi que ce soit. Il trouve que cet usage estmerveilleusement réglé par le projet de loi. Tout estconstitutionnel dans ce projet, et la forme et le fond;tout y est excellent , tout y est parfait. La censurene doit inspirer aucun effroi. L’article 5 indique lesouvrages qu’elle doit proscrire ; ce sont des libellesdiffamatoires : faut-il laisser imprimer les libellesdiffamatoires? On a eu tort de comparer la liberté dela presse à la lance d’Achille , il fallait la compareraux flèches d’Hercule. G» sont les écrits séditieux :Ah î Messieurs , jetons de tristes regards sur l’étatmalheureux où a été notre patrie pendant vingt-cinqans ! Qui de nous voudrait voir exposer de nouveau levaisseau de l’état à de nouvelles tempêtes? Ce sont lesécrits contraires à l’art n de la charte qui défend derevenir sur les votes et opinions : quoi de plus louable( et de plus exactement observé ) ? Ce sont les écritsimmoraux t les moeurs sont les véritables et sûrs ga-rans de la stabilité des lois, de la durée des em-pires, etc. , etc. Il est donc évident que la censure nepeut arrêter que de mauvais livres.
L’orateur pense que les amendemens faits aux pro-jets deloine devaient pas être portés dans les bureaux ;car alors , dit-il, jamais une loi ne pourrait être faite.Ou doit y porter seulement ceux qu’on veut faire àune loi déjà existante. On a donc eu raison de ne pasy porter ceux qui ont été faits au projet de loi.
Quant à la composition de la commission censo-riale , l’orateur ne la trouve qu’ inconvenante ; aussin’y voit-il rien qui puisse faire rejeter une loi salutaire ,