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adopte la résolution telle qu’elle a été prise par lachambre des députés (1).
Pendant la séance, MM. l’abbé de Montes'quiouet Ferrand sont introduits dans la salle des séances.
Le premier, ayant obtenu la parole, annonce quele roi lui a ordonné de porter à la chambre des pairsle projet de loi relatif à la liberté de la presse.
Il assure que la chambre verra dans la loi propo-sée une nouvelle preuve de la sollicitude du gou-vernement pour calmer ses agitations et ses inquié-tudes. La censure que la loi établit ne se proposepoint, dit-il, de comprimer la pensée, ni d’étoufferla vérité; elle veut au contraire favoriser les bonneslettres , qui n’ont reçu aucun honneur de ce délugede pamphlets, écrits sans étude et sans art, dontnous avons été inondés; elle est favorable aux bonsauteurs , et n’est importune qu’à ceux qui en usurpentle nom (a).
Ce n’est pas à vous, ajoute le ministre, que nousdevons exposer les dangers d’une liberté illimitée ;ces principes absolus, qui sacrifient les générationsprésentes à des générations qui n’existeront jamais,ne pénètrent point dans cette enceinte. Après tant
(1) Vid. sup. , pag. ayo.
(2) M. l’abbé de Montesquiou n’a jamais envisagé laquestion sous son véritable point de vue : il ne peut voirdans la presse qu’un moyen de produire des ouvrages pu-rement littéraires.
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