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et la conquête. Dans cet état de choses , une sag®temporisation paraît à l’opinant le seul parti con-forme à notre situation actuelle et aux principes gé-néraux qui doivent guider l’assemblée. Il croit, ausurplus , que toute détermination relative à Saint-Domingue devant être regardée comme une consé-quence du traité de paix, entre nécessairement dansle domaine de la politique extérieure qui appartientau roi. Il ne pense pas même qu’il convienne deprovoquer sa majesté sur la prolongation de la sur-séance , persuadé que y sans y être invitée par lesdeux chambres , sa majesté se portera d’elle-mêmeà accorder aux colons cette faveur digne de sa bien-faisance et de sa justice. L’opinant conclut de cesobservations qu’il u’y a pas lieu à délibérer sur laproposition soumise à la chambre.
Un autre membre pense , au contraire , que lachambre ne peut se dispenser de la prendre en con-sidération. Elle entreprendrait sur les droits duGouvernement, si elle sc mêlait de lui indiquer desmoyens , de lui proposer des mesures ÿ mais il nes’agit que de lui offrir des secours. Craindrait-onque l’appareil d’un armement ne nuisît au succèsdes négociations? Ne sait-on pas que le moyen d’ob-tenir la paix , c’est de préparer la guerre , et que la.soumission des rebelles sera d’autant plus prompte ,que les propositions qui leur seront faites seront ap-puyées par des forces plus imposantes ? Comment ,d’ailleurs , hésiterait-on à tenter en pleine paix cequ’on a osé entreprendre quand la guerre était uni-