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1 (1815)
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et la conquête. Dans cet état de choses , une sag®temporisation paraît à lopinant le seul parti con-forme à notre situation actuelle et aux principes gé-néraux qui doivent guider lassemblée. Il croit, ausurplus , que toute détermination relative à Saint-Domingue devant être regardée comme une consé-quence du traité de paix, entre nécessairement dansle domaine de la politique extérieure qui appartientau roi. Il ne pense pas même quil convienne deprovoquer sa majesté sur la prolongation de la sur-séance , persuadé que y sans y être invitée par lesdeux chambres , sa majesté se portera delle-mêmeà accorder aux colons cette faveur digne de sa bien-faisance et de sa justice. Lopinant conclut de cesobservations quil uy a pas lieu à délibérer sur laproposition soumise à la chambre.

Un autre membre pense , au contraire , que lachambre ne peut se dispenser de la prendre en con-sidération. Elle entreprendrait sur les droits duGouvernement, si elle sc mêlait de lui indiquer desmoyens , de lui proposer des mesures ÿ mais il nesagit que de lui offrir des secours. Craindrait-onque lappareil dun armement ne nuisît au succèsdes négociations? Ne sait-on pas que le moyen dob-tenir la paix , cest de préparer la guerre , et que la.soumission des rebelles sera dautant plus prompte ,que les propositions qui leur seront faites seront ap-puyées par des forces plus imposantes ? Comment ,dailleurs , hésiterait-on à tenter en pleine paix cequon a osé entreprendre quand la guerre était uni-