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esprit des habitans du sud et de l'ouest , où déjàla culture du sucre est rétablie dans plusieurs en-droits , et sur l’impatience avec laquelle les nègresdu nord supportent la tyrannie qui les opprime. Ilécarte les préjugés que pourrait faire naître dans descauses pusillanimes le mauvais succès de l’expédi-tion entreprise au commencement de ce siècle , etmontre que m les hommes , ni les choses, ni les cir-constances , ni les gouvernemens , ne sont à com-parer.
Le proposant annonce qu’aucune de ces considé-rations n’a échappé au ministre de la marine , an-cien et respectable administrateur de la colonie deSaint-Domingue , dont il connaît toute l’importanceet les ressources , et qui , dès la conclusion de lapaix , s’est empressé de prendre , dans l’intérêt decette colonie , l'es mesures que lui permettaient etles circonstances et la faiblesse des moyens mis à sadisposition. Mais on ne peut espérer un véritablesuccès qu’en déployant des forces imposantes , et lamodicité des fonds destinés à la marine pour 1814et i 8 i 5 11e le permet pas : il a donc fallu chercherd’autres ressources. C’est alors que les colons se sontadressés aux capitalistes f rançais et étrangers, surtoutà ceux qui, ayant fait , il y a vingt ans, des avancesconsidérables aux propriétaires de Saint-Domingue ,ont aujourd’hui presque autant d’intérêt qu’eux aurétablissement de leurs habitations. Ces tentativesn’ont point été infructueuses, et le proposant a dansses mains la soumission d’un négociant connu , qui