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1 (1815)
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280
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( a8o )

vertus , une éclipe survenue à propos , ou le vol dequelques oiseaux , suffisaient encore pour apaiserune révolte ou poùr conduire les soldats à la victoire.

Sans égarer lopinion publique sur la source detoute bonne législation, Nu ni a fit présider les dieuxà la formation de chaque loi : de il résulta que lescliangemens que les circonstances rendirent néces-saires, se firent sans violence et presque sans com-motion 5 que les lois tendirent toujours vers le bienpublic, et quelles furent respectées comme la vo-lonté même des dieux. Enfin , à lexemple de Moïseet de Lycurgue, les législateurs de Rome imposèrentaux citoyens lobligation dapprendre à leurs enfansles lois qui devaient servir de règle à leur conduite.

On voit , par ce léger aperçu , que, dans les étatsles mieux policés, les lois civiles ont été réunies à lamorale et aux institutions religieuses; et que les ci-toyens, ne pouvant sinstruire des unes sans sins-truire des autres, étaient obligés de les apprendretontes dès leur enfance. De il résultait que nul nepouvait avoir lidée de renverser des lois quil trou-vait conformes à ses habitudes et à celles de ses con-citoyens , que chacun avait la même manière devoir , quand il sagissait dapprécier la moralitédune action, et connaissait davance la peine atta-chée à chaque délit ; enfin, quun mauvais citoyen,nu citoyen immoral et un citoyen impie étaient desmots synonymes, et que par conséquent nul ne pou-vait attaquer la veligion sous prétexte du bien public.