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vertus , une éclipe survenue à propos , ou le vol dequelques oiseaux , suffisaient encore pour apaiserune révolte ou poùr conduire les soldats à la victoire.
Sans égarer l’opinion publique sur la source detoute bonne législation, Nu ni a fit présider les dieuxà la formation de chaque loi : de là il résulta que lescliangemens que les circonstances rendirent néces-saires, se firent sans violence et presque sans com-motion 5 que les lois tendirent toujours vers le bienpublic, et qu’elles furent respectées comme la vo-lonté même des dieux. Enfin , à l’exemple de Moïseet de Lycurgue, les législateurs de Rome imposèrentaux citoyens l’obligation d’apprendre à leurs enfansles lois qui devaient servir de règle à leur conduite.
On voit , par ce léger aperçu , que, dans les étatsles mieux policés, les lois civiles ont été réunies à lamorale et aux institutions religieuses; et que les ci-toyens, ne pouvant s’instruire des unes sans s’ins-truire des autres, étaient obligés de les apprendretontes dès leur enfance. De là il résultait que nul nepouvait avoir l’idée de renverser des lois qu’il trou-vait conformes à ses habitudes et à celles de ses con-citoyens , que chacun avait la même manière devoir , quand il s’agissait d’apprécier la moralitéd’une action, et connaissait d’avance la peine atta-chée à chaque délit ; enfin, qu’un mauvais citoyen,nu citoyen immoral et un citoyen impie étaient desmots synonymes, et que par conséquent nul ne pou-vait attaquer la veligion sous prétexte du bien public.