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même peine contre ceuxquisacrifieraiantà des dieuxétrangers , cjui conseilleraient d’abandonner le dieud’Israël, qui le blasphémeraient, qui n’observeraientpas le jour du sabbat 5 en un mot, contre tous ceuxqui attaqueraient directement ou indirectement lefondement de ses intitutions. Il créa une multitudede cérémonies qui n’avaient rien de commun avecles religions des peuples voisins (1) ; il promit auxJuifs 1111 libérateur, pour soutenir leur courage dansl’advertité ou dans la servitude; il voulut que leursenfans apprissent les lois dès qu’ils sauraient lire ; etc’est par ces moyens qu’il parvint à faire un peupleindestructible. On parait surpris que les Grecs et lesRomains aient disparu et que les Jnifs existent en-core ; mais, avec de telles institutions, et après l’éta-blissement de la religion chrétienne, fondée sur leslivres de Moïse, il serait bien plus étonnant qu’il seussent cessé d’xister.
Lycurgue , dont les institutions sublimes 11e pas-seraient aujourd’hui que pour les rêves d’un espritSystématique, si l’événement ne les avait pas justi-fiées , Lycurgue ne parvint à donner de la stabilité àses iqis qu’à l’aide de l’instruction publique et de lareligion. D’abord, les oracles l’annoncent commele bien-aimé des dieux , et prédisent au peuple qu’iln’établira que de bonnes lois. Fort de cette prédic-
(1) Tacite prétend que Moïse leur donna une religiontoute nouvelle: ce qui paraît très-vraisemblable , si l’onen juge par la peine qu’il eut à laire adopter ses lois.