Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
278
Einzelbild herunterladen
 

( 2 7 8 ) .

même peine contre ceuxquisacrifieraiantà des dieuxétrangers , cjui conseilleraient dabandonner le dieudIsraël, qui le blasphémeraient, qui nobserveraientpas le jour du sabbat 5 en un mot, contre tous ceuxqui attaqueraient directement ou indirectement lefondement de ses intitutions. Il créa une multitudede cérémonies qui navaient rien de commun avecles religions des peuples voisins (1) ; il promit auxJuifs 1111 libérateur, pour soutenir leur courage dansladvertité ou dans la servitude; il voulut que leursenfans apprissent les lois dès quils sauraient lire ; etcest par ces moyens quil parvint à faire un peupleindestructible. On parait surpris que les Grecs et lesRomains aient disparu et que les Jnifs existent en-core ; mais, avec de telles institutions, et après léta-blissement de la religion chrétienne, fondée sur leslivres de Moïse, il serait bien plus étonnant quil seussent cessé dxister.

Lycurgue , dont les institutions sublimes 11e pas-seraient aujourdhui que pour les rêves dun espritSystématique, si lévénement ne les avait pas justi-fiées , Lycurgue ne parvint à donner de la stabilité àses iqis quà laide de linstruction publique et de lareligion. Dabord, les oracles lannoncent commele bien-aimé des dieux , et prédisent au peuple quilnétablira que de bonnes lois. Fort de cette prédic-

(1) Tacite prétend que Moïse leur donna une religiontoute nouvelle: ce qui paraît très-vraisemblable , si lonen juge par la peine quil eut à laire adopter ses lois.