Druckschrift 
1 (1815)
Entstehung
Seite
238
Einzelbild herunterladen
 

( a38 )

France, et qui se trouvent ainsi sans aucun moyendexistence.

On nignore pas que le dernier gouvernementavait réduit la plupart des Français dans un état dedétresse tel, que nul ne pouvait avoir une existencesupportable sil nétait employé dans quelque admi-nistration , et que , pour être employé, il fallaitvendre ses propriétés , et en verser le produit dansles caisses du trésor ; ce qui sappelait fournir un cau-tionnement. Ce moyen de semparer des biens desparticuliers a dépouillé un très-grand nombre depersonnes des propriétés quelles tenaient de leurspères ; beaucoup de jeunes gens qui avaient peu defortune se sont mariés, et ont employé la dot de leursfemmes à payer les cautionnemens que le gouverne-ment exigeait j presque tous ont été placés dans lesdépartemens réunis à la France. Ces départemensayant été envahis, les employés français ont été obli-gés de rentrer dans ceux que le gouvernement napas cédés à lennemi, et la plupart dentre eux nysont rentrés quaprès avoir perdu leur mobilier.

Quel sera donc aujourdhui le sort de ces hommes,presque tous pères de famille? Le gouvernement nedestituera certainement pas les employés de linté-rieur pour les mettre à leurs places ; il ne créera pasde nouveaux emplois pour leur assurer de quoi vivre :car la France na déjà que trop demployés. Il faudradonc ou quil les rembourse de leurs cautionnemens,ou que du moins il leur en paie les intérêts avectant dexactitude , quils trouvent toujours dans