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France, et qui se trouvent ainsi sans aucun moyend’existence.
On n’ignore pas que le dernier gouvernementavait réduit la plupart des Français dans un état dedétresse tel, que nul ne pouvait avoir une existencesupportable s’il n’était employé dans quelque admi-nistration , et que , pour être employé, il fallaitvendre ses propriétés , et en verser le produit dansles caisses du trésor ; ce qui s’appelait fournir un cau-tionnement. Ce moyen de s’emparer des biens desparticuliers a dépouillé un très-grand nombre depersonnes des propriétés qu’elles tenaient de leurspères ; beaucoup de jeunes gens qui avaient peu defortune se sont mariés, et ont employé la dot de leursfemmes à payer les cautionnemens que le gouverne-ment exigeait j presque tous ont été placés dans lesdépartemens réunis à la France. Ces départemensayant été envahis, les employés français ont été obli-gés de rentrer dans ceux que le gouvernement n’apas cédés à l’ennemi, et la plupart d’entre eux n’ysont rentrés qu’après avoir perdu leur mobilier.
Quel sera donc aujourd’hui le sort de ces hommes,presque tous pères de famille? Le gouvernement nedestituera certainement pas les employés de l’inté-rieur pour les mettre à leurs places ; il ne créera pasde nouveaux emplois pour leur assurer de quoi vivre :car la France n’a déjà que trop d’employés. Il faudradonc ou qu’il les rembourse de leurs cautionnemens,ou que du moins il leur en paie les intérêts avectant d’exactitude , qu’ils trouvent toujours dans