lois de Rome. En donnant ainsi au génie le mêmenom qu’on avait pris pour désigner l’espèce , on aporté dans les idées une confusion de laquelle on nepeut plus se tirer, et qui a produit des contestationsinterminables , parce qu’on a discuté sans jamaiss’entendre.
J’appelle faculté^ commejel’aidéjà dit, tout moyendont uli animal est pourvu pour se conserver ou sereproduire ; j’appelle droit toute faculté humaine dontl’exercice est garanti par le corps social à chacun deses membres , et par extension je donnerai le mêmenom à la collection des lois d’un peuple , quand jeles considérerai comme déterminant les facultés quechacun des individus peut exercer.
Maintenant on 11e me demandera point si leshommes ont des droits hors de l’état de société ; carce serait me demander , en d’autres termes , si là ouil n’existe pas de société , la société garantit auxhommes l’exercice de leurs facultés. On ne me de-mandera pas non plus si des esclaves n’ont pas quel-ques droits envers leurs maîtres dans les états où ilssont soumis à une puissance absolue 5 car ce seraitdemander , en d’autres termes, si la société garantità un individu l’exercice de quelqu’une de ces fa-cultés , lorsqu’elle ne lui garantit rien. Enfin l’onne demandera pas si un peuple a des droits enversun autre peuple 5 car ce serait demander , en d’au-tres termes , s’il existe une société de sociétés , quilimite la puissance de chacune d’elles, et lui en assurel’exercice.