réparer un tort qu’on ne peut attribuer qu’à la pré-cipitation avec laquelle, dans cés premiers momens,le ministre a été forcé d’opérer. j
Un membre de la chambre ( M. le duc de Feltre, !ancien ministre de la guerre ) obtient la parole pour >soumettre à l’assemblée quelques observations sur unpassage de l’exposé de la situation du royaume. Cepassage, dont il observe que le sens direct ne lui per-met pas de garder le silence , est ainsi conçu :
Ministère de la guerre. <
« Là était le principe du mal ; là est venu le dé- |S> sordre qui s’est étendu sur toutes les parties da j» l’administration. On sent que ce désordre devait!» être plus grand encore dans le ministère , qui enétait pour ainsi dire le centre et le foyer. Les dé-3 > sastres des trois dernières campagnes ont plongé33 dans le chaos cette administration déjà si compli- ;33 quée, etc.... 33 ^
En réclamant contre les mots de désordre etd echaos }employés dans ce passage, et qui semblent indiquerl’absence de toute régularité dans les différentes par-ties de l’administration, une négligence réelle à sur-veiller l’emploi des moyens ; enfin l’abandon desrègles de la comptabilité qui servent de frein aux di-lapidateurs, M. le duc de Feltre se croit en droitd’assurer la chambre qu’à l’époque dont il s’agit, cedésordre n’a existé ni dans le ministère de la guerre, 1ni même dans celui de l’administration de la guerre.Pour se borner à ce qui concerne le premier de ces