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1 (1815)
Entstehung
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jnun de celles des Etats modernes?, presque toujoursété dempêcher aux hommes de le devenir. Panscette vue, les gouvernemens ont proscrit tout ce quipouvait les éclairer sur leurs droits politiques ; ils ontfavorisé les préjugés les plus propres à les tenir à cetégard dans lignorance ou dans lerreur 5 ils ont ac-cordé uneprotection spéciale aux sciences vaines etauxarts frivoles, à tout ce qui peut fausser lesprit ou amol-lir le cœur; et ils sont parvenus à faire des hommesbeaux-esprits et corrompus, qui savent tout, hors seconduire; des hommes civilisés quon peut enchaîneravec des rubans ; des hommes faciles et polis , quisacrifient, sans le moindre remords, les intérêts delEtat à leur intérêt le plus futile ; des hommes char-mans enfin qui semblent animés dun esprit de bien-veillance universelle, et dont lame étroite et aridene forme aucune pensée grande et généreuse.

Le peuple français est, dit-on , de tous les peuplesle plus civilisé, le plus poli et le moins capable depatriotisme. Quand cela serait, il faudrait peu senétonner , en considérant les circonstances particu-lières dans lesquelles il sest trouvé et les efforts quona faits, pendant quatorze siècles, pour lasservir et lecorrompre. Son histoire démontre avec évidence quelesprit public na pu se former chez lui à aucuneépoque, et que son gouvernement, ses lois, sa religion,ses préjugés et ses mœurs sesontconslamment opposésà son développement et à ses progrès.

Les Francs formaient un corpsde nation avant leur