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1 (1815)
Entstehung
Seite
152
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demain on le voyait paraître sous la forme dun décretimpérial. Si les rois de France ne deviennent pasdes tyrans , ce ne sera pas la faute de leurs conseillers. Daprès la charte constitutionnelle , c'est la loi seulequi doit ctre votée par les deux chambres. Il est vraique la constitution ne dit pas que les ordonnances se-ront votées par les deux chambres : mais que faut-ilen conclure ? Ce nest donc point à elles à régler ce quinest et ne peut être lobjet daucune loi commune à tousles individus. Il nappartient de régler les rapports entreles deux chambres quà lautorité suprême qui les a créées ,et de qui seule elles tiennent leur autorité.

Personne ne songe aujourdhui à contester lau-torité du Roi : on convient, eu général, quelle apris naissance au moment il a accepté les basesfondamentales du projet de constitution du sénat,ou du moins au moment la charte constitution-nelle quil a lui-même fait rédiger sur des bases con-venues, a été acceptée expressément ou tacitementpar tous les corps de lEtat. Mais cest précisémentparce que lautorité du Roi nest pas contestée quilne faut pas vouloir létendre au-delà des limitesquelle doit naturellement avoir. Prétendre quelle aexisté avant la déchéance de lEmpereur et de sa fa-mille , et que cest à elle que la chambre des pairs etla chambre des députés doivent leur autorité, ce se-rait prétendre, en dautres termes, que tout ce qui aété fait en France pendant vingt-cinq ans a été illé-gal ; et cette prétention, qui compromettait lexis-tence de tous les citoyens, leur paraîtrait trop absurde