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Le prétendu journaliste observe que, si le régle-ment n’établit pas une prééminence en faveur de làpremière chambre, les pairs le rejeteront. cc Ils pen-seront avec raison, dit-il, qu’étant destinés dans lapensée du monarque à devenir les gardiens héréditaireset perpétuels de la constitution et de la monarchie , ilssont y par la même raison, plus élevés en dignitéque des mandataires temporaires. — Il est évidentque le prétendu journaliste veut transformer ici lachambre des pairs en sénat conservateur ; mais commece n’est pas dans la pensée du monarque , mais dans lacharte constitutionnelle qu’il faut chercher les attri-butions des divers corps de l’Etat, je ne vois pas queles pairs soient plus spécialement chargés de la dé-fense de la constitution et de la monarchie , que lesdéputés des départemens.— On ne doit point s’attendreque les hommes , et sur-tout les corps , reviennent sur detels objets , quelque minces qu’ils nous paraissent , anous qui sommes désintéresses. — Aucun Françaisne peut être indifférent à ce qui peut intéresser sesreprésentai ; et si le rédacteur de l’article qui nousoccupe n’est pas représenté, il faut en conclure qu’ilest un esclave; car il est impossible de penser qu’ilest un pair.
Que conclure de ces observations , ajoute le journa-liste ; une seule chose ; que c’est au Roi seul à intervenirdans cette {affaire , en transformant le réglement en or-donnance. — C’est en effet de cette manière que Na-poléon-le-Grand se tirait d’affaire; quand un projetde loi avait été rejeté par le corps législatif, le len-