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1 (1815)
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147
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sest point perdue ; car les ministres actuels sem*blent vouloir la mettre en usage dans toute sonétendue. Quelques jours avant la promulgation dela charte constitutionnelle, nous vîmes paraître unemultitude dadresses par lesquelles on demandaitque la France fût livrée à la discrétion d'un hommequon voulait lui faire considérer comme son maîtrelégitime ; ensuite les journalistes répétèrent jusquàsatiété que les Cortès qui avaient eu limpudence deprésenter une constitution au fils de leur ancien roi ,avaient été ignominieusement chassés ou empri-sonnés par les amis de sa majesté très - catholique ;et que les choses sétaient si bien passées quon na-vait pas même eu besoin du secours des baïonnettes.Quelques jours après, nous eûmes une séance royale^et le premier serf du fils aîné de lEglise (1) nousoctroya , au nom de son maître , un acte daf-franchissement que les uns appelèrent une ordon-nance de réformation , et les autres une charte cons-titutionnelle.

Dans cet acte, le ministre nous annonça que samajesté voulait bien, paruneffetde satoute-puisance,concéder aux enfans des serfs de Philippe-le-Bel etde Louis-le-Gros la faculté de penser et même de

(l) Cette qualification ridicule que Bossuet donnait auxrois deFrance est une chose très-indifférente en elle-même;cependant, le vulgaire ne voit quune marque dadu-lation fort commune , on peut découvrir lintention deplacer nos rois sous la tutelle des prêtres.