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maladroitement données au gouvernement; elle au-rait même probablement pour effet de faire gagnerau roi la confiance publique, sur-tout si elle pouvaitoccasionner le renvoi de deux ou trois ministres quisemblent faire tous leurs efforts pour pousser leurmaître à sa perte (i). Mais si le roi renonçait à la fa-culté dangereuse dont les ministres se sont emparé enson nom , il faudrait que toutes les séances des deuxchambres devinssent publiques , et c’est à quoi l’onlie doit pas s’attendre, tant qu'on voudra faire deslois, non pour le bien public, mais pour l’intérêt descourtisans.
DE D’ESPRIT DES JEUN FS GENS EN FRANCEAU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE.
Un législateur de l’antiquité avait fait une loipour déclarer infâme tout homme qui n’aurait pasun ami. Si cette loi avait été reçue en France et ap-pliquée aux institutions politiques , je crois que leprojetde rétablir la censure aurait encouru l’infamie;car il ne s’est pas encore trouvé un seul homme quiait osé s’en avouer publiquementle défenseur ; pudeur
(i) Si l’opinion publique n’avait pas désigné à quelqu’unde nos lecteurs les ministres dont il s’agit ici, nous l’ex-hortons à consulter les caricatures anglai-es.
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