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signés par un ministre, et que les ministres fussenteux-mêmes responsables des signatures qu’ils donne-raient , et des ordres qu’ils exécuteraient ou feraientexécuter.
Ils ont donné la puissance législative à un corpsfortement constitué , et composé d'hommes qui ,étant tirés de la classe du peuple, et devant y rentrerdès que leur mission est finie, ne peuvent jamaisavoir intérêt à faire des lois oppressives. Ils n’ont pasvoulu donner au roi l’initiative des lois , parce qu’ilsont craint, avec raison , qu’il n’exerçât sur les repré-sentais du peuple une influence dangereuse pourla liberté publique. «Si une niasse, telle que la
puissance royale , dit Delolme, avait pu s’agiter» dans le corps législatif, elle l’aurait incontinenty> bouleversé. »
Cependant, comme la chambre ri législalive peutavoir besoin d’être éclairée par le pouvoir exécutif,ils ont accordé au roi la faculté de prendre sesministres dans le sein même de la chambre ; par cemoyen, les hommes appelés au ministère peuventproposer , comme représentais du peuple , les loisdont ils sentent le besoin comme ministres.
Pour empêcher que le pouvoir législatif 11e renver-sât le pouvoir exécutif, ils ont donné au roi la fa-culté de s’opposer aux résolutions prises par les re-présentant du peuple ; et comme son opposition tropsouvent répétée aurait pu indisposer la nation contrelui , ils ont créé un troisième corps composé deshomnjes les plus puissaus de l’Etat, auquel ils ont