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1 (1815)
Entstehung
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119
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trente feuilles nest guère moins difficile que celle desouvrages moins volumineux. Dun autre côté, il nepeut paraître de jounaux ni aucune autre espècedécrits périodiques quavec lautorisation du roi ;de plus , nul ne peut être imprimeur ni libraire silnest breveté par S. M. , et les imprimeurs ne sontni héréditaires ni inamovibles, non plus que les li-braires; de plus encore, il est défendu, sous peinedune amende effrayante, davoir des imprimeriessecrètes; enfin, les précautions sont tellement prises,que si la loi proposée était acceptée , et que le gou-vernement fût assez fort pour en assurer lexécution ,le directeur de limprimerie et de la librairie devien-drait limprimeur et le libraire unique et universeldu royaume, et quil ne pourrait être imprimé nivendu en France pas un seul ouvrage, pas un seulécriteau ,pas une seule carte de visite qui ne sortît deses presses et de ses magasins.

Cependant, le croira-t-on , cest dans lintérêt dela liberté de la presse , cest dans la vue de nous enassurer lexercice qua été rédigé cette loi si éner-gique et si polie tout à la fois. Cela ressemble à unedérision peut-être; mais quon lise le discours duministre j et lon sera bien difficile si lon ne convientpas que cest une vérité démontrée. La liberté de lapresse , dit Son Excellence, na pas de plus grandennemi quelle-mêrne ; elle tend à se détruire par sespropres excès: la licence, quelle ne manque jamaisdengendrer, met tous les partis aux prises, et dusein des partis sélève bientôt une faction dominante