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1 (1815)
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104
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( i°4 )

«labord trop ignorans pour voir les résultats queproduirait létude, des ouvrages de lantiquité , etquils avaient ensuite été trop faibles pour arrêterlessort des^esprits (r). Mais aujourdhui les ouvragesde nos grands écrivains on perdu lattrait de la nou-veauté 5 et lon nignorepas que depuis long - tempsnos journalistes, soumis d la censure^ ne négligent rienpour les déprécier 5 on ne doit donc pas espérer quilsproduisent sur les générations futures leffet quilsont produit à leur naissance. Dun autre côté, leshommes ne pouvant pas se réunir comme chez lesanciens, ou les réunions qui peuvent avoir lieu étantmilles relativement à la masse du peuple , que lesjournalistes continueront dégarer, il est clair que laFrance achèvera de tomber dans labrutissement, sila liberté de la presse nest pas maintenue , et si desécrivains indépendans ne peuvent pas éclairer leursconcitoyens.

On maccusera peut-être davoir exagéré les incon-véniens de la censure , et den avoir dissimulé lesavantages. Jeconviendrai de cela quand 011 mauradémontré que les censeurs seront tous les hommes lesplus probes, les plus impartiaux , les plus éclairés ,les plus courageux, les plus indépendans, les plus

(1) Je ne parle point ici des arts frivoles, parce quonsait bien que tous les gouvernemens les ont encouragés ,et pour de bonnes raisons ; je parle des sciences qui ont eupour objet le perfectionnement de lespèce humaine dansl'art de se gouverner.